taxonID	type	description	language	source
038C87A6FFAF2425FF64F9DFFB83D357.taxon	description	G. Pétremand 2020, in coll. MZL. Ce spécimen mâle est le premier témoin de la présence de M. gallicus en Suisse au nord de Alpes. L’examen des autres spécimens de Merodon des collections du MHNG a permis de découvrir deux autres spécimens intéressants, l’un de France, l’autre du Tessin: • Merodon gallicus: FR-Haute-Savoie (74), Lully, Moulin d’Essert, friche arborée, 27.05.1995, 1 ♂, leg. J. Hamon, det. G. Pétremand 2020, in coll. MHNG. • Merodon gallicus / trebevicensis: Monte San Giogio (TI), sommet (1097 m), 1 ♀, 18.05.2006, leg. B. Merz, det. G. Pétremand 2020, in coll. MHNG. Le mâle provenant de France a été collecté sur un site (Moulin d’Essert) qui se situe à 8 km de la frontière suisse dans le bassin genevois. Cette espèce est donc très probablement également présente dans le canton de GenÈve, si son habitat (notamment des clairières et hautes herbes au sein de chênaies) y a été préservé. La ou les plantes hôtes de cette espèce phytophage ne sont cependant pas connues, il est donc difficile de faire des pronostics sur sa présence effective. Cette observation française est par ailleurs la premiÈre mention de cette espÈce dans le département de la Haute-Savoie (Pétremand & Speight 2021). Le deuxième spécimen mentionné, une femelle, n’est pas identifiable avec plus de précision, les femelles de M. gallicus et M. trebeviscensis ne possédant pas de critères morphologiques distinctifs clairs. En effet, le critère de distinction (couleur de la pilosité du métatarse des pattes médianes), fourni dans la clé de Vujić et al. (2012), ne semble pas suffisamment fiable selon notre expérience. La présence des deux espÈces est plausible, comme le montrent la découverte récente de Merodon gallicus au Tessin (Pollini Paltrinieri et al. 2021) et le signalement de M. trebevicensis en Italie et en Autriche (Speight 2020). Toutefois, M. trebeviscensis n’a encore jamais été observé au Tessin à ce jour. Dans le canton de Genève, Speight et al. (2019) signalaient la présence d’une femelle de Merodon gallicus / trebevicensis dans les collections du MHNG. Cette femelle, réévaluée au regard de l’évolution actuelle des connaissances sur les espÈces du genre Merodon, s’est révélée appartenir à une autre espÈce: Merodon ruficornis Meigen, 1822. Un mâle de M. ruficornis provenant de la même localité (Chante-Merle, Bernex) a également été trouvé dans les collections du MHNG et conforte ainsi l’identification de la femelle. Ces mentions sont présentées en détails dans la prochaine section de cet article, l’espÈce étant nouvelle pour la faune genevoise. D’une manière générale, l’identification des espèces de Merodon du groupe ruficornis, auquel appartiennent les espèces mentionnées ci-dessus, est délicate. Pour l’identification des mâles, nous recommandons l’utilisation de la clé des espèces françaises de Speight & Langlois (2020). Les mâles de M. gallicus (Fig. 1 a) se distinguent de tous les autres Merodon par une protubérance trÈs développée sur la face ventrale des fémurs postérieurs (Fig. 1 b). Cette dernière est plus grande que la protubérance des trochanters postérieurs (Fig. 1 b). En comparaison, Merodon ruficornis (Fig. 1 c) possède une protubérance fémorale qui ne dépasse pas celle des trochanters (Fig. 1 d). Les tibias postérieurs diffèrent également entre ces deux espèces, celui de M. ruficornis ne possédant pas de projection apicale comme M. gallicus (Fig. 1 b), mais une projection préapicale pointue (Fig. 1 d). L’unique clé des femelles de ce groupe (Vujić et al. 2012) utilisant un critère peu évident, nous fournissons ci-après quelques nouveaux critères permettant de séparer les femelles de M. ruficornis de celles de M. gallicus: − Moitié antérieure du front matte et pruineuse (Fig. 2 a); fémurs postérieurs avec une majorité de sétules clairs sur l’appendice triangulaire (Fig. 2 b); antennes (Fig. 2 a) et tarses (Fig. 2 c) généralement brun foncé .............. gallicus − Moitié antérieure du front brillante, sans pruinosité, exceptée une fine bande pruineuse le long du bord des yeux (Fig. 2 d); fémurs postérieurs avec une majorité de sétules noirs sur la marge ventrale de l’appendice triangulaire (Fig. 2 e); antennes généralement orange (Fig. 2 d); articles 1 à 3 des tarses généralement jaunes (Fig. 2 f) .............................................. ruficornis a d Fig. 2. Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012, femelle: a) tête, b) appendice triangulaire du fémur postérieur, c) patte postérieure. Merodon ruficornis Meigen, 1822, femelle: d) tête, e) appendice triangulaire du fémur postérieur, f) patte postérieure. (Photos M. C. D. Speight) Nouvelles espèces pour le canton de Genève Cinq nouvelles espèces sont présentées ci-dessous, l’une d’elle, Psilota atra (Loew, 1817), est nouvelle pour la faune suisse. Le nombre d’espÈces de Syrphidae connues dans le canton s’élÈve désormais à 226 (soit environ 47 % de la faune suisse répertoriée à ce jour).	fr	Pétremand, Gaël, Fisler, Lisa, C., Martin, D., Speight, Castella, Emmanuel (2021): Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012 et Psilota atra (Loew, 1817) en Suisse et quelques nouvelles mentions genevoises (Diptera: Syrphidae). Entomo Helvetica 14: 67-75
038C87A6FFAA2424FF63FBFBFCE2D42E.taxon	description	• Chancy (GE), Bois des Bouchets, Molinio-Pinion, piÈge Malaise, 08 – 22.05.2020, 2 ♀, leg. G. Pétremand, in coll. MZL. Les Psilota sont de petits syrphes (7 – 9 mm) à l’abdomen globuleux (Fig. 3). La vena spuria, fausse veine qui caractérise la majeure partie des Syrphidae, est absente de la nervation alaire des espÈces de Psilota (cf. Fig. 3). L’absence de ce caractÈre permet aux spécimens de ce genre de passer parfois inaperçus lors d’inventaires de syrphes. Psilota atra est une espèce saproxylique associée aux chênaies et aux pinèdes à Pinus sylvestris. La larve se développe sous l’écorce de troncs d’arbres sénescents ou endommagés lorsque le bois est humide et colonisé par des champignons. Les adultes sont généralement plutôt arboricoles et se nourrissent principalement sur les fleurs d’arbres et d’arbustes tels que les aubépines (Crataegus spp.), les saules (Salix spp.) et les érables (Acer spp.). Proches des jardins, il est également possible de les observer sur les fleurs de Cotoneaster, Pyrocantha ou Photinia. Ce syrphe est présent dans toute l’Europe, mais est surtout répandu sur le pourtour méditerranéen (Speight 2020). Son observation au Bois des Bouchets confirme l’écologie de cette espèce associée aux pinèdes et aux chênaies, deux formations présentes sur le site. Elle confirme aussi, à l’instar de Myolepta vara mentionné ci-dessous, la présence de populations importantes d’arbres sénescents (Quercus spp., Pinus spp.) qui lui fournissent des habi- tats larvaires adéquats. La découverte de l’espèce peut être interprétée comme un signe d’encouragement à poursuivre la gestion forestière pratiquée dans cette réserve avec un maintien, voire un agrandissement, des îlots de sénescence.	fr	Pétremand, Gaël, Fisler, Lisa, C., Martin, D., Speight, Castella, Emmanuel (2021): Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012 et Psilota atra (Loew, 1817) en Suisse et quelques nouvelles mentions genevoises (Diptera: Syrphidae). Entomo Helvetica 14: 67-75
038C87A6FFAB2424FF64FAEBFD0BD1D8.taxon	description	Cette espèce, rarement observée en Suisse (Maibach et al. 1992), est inféodée aux forêts de Pinus (Speight 2020). Elle a été capturée dans la pinÈde à molinie du Bois des Bouchets, ce qui suggère son association avec les peuplements de Pinus sylvestris. Espèce aphidiphage, sa larve se nourrit spécifiquement de pucerons présents sur les Pinus tel que Cinara pinea (Mordvilko, 1894). Cette capture est intéressante au vu de la rareté des pinèdes dans le canton de Genève, qui semblent toutefois être suffisantes pour offrir des conditions viables pour ce syrphe.	fr	Pétremand, Gaël, Fisler, Lisa, C., Martin, D., Speight, Castella, Emmanuel (2021): Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012 et Psilota atra (Loew, 1817) en Suisse et quelques nouvelles mentions genevoises (Diptera: Syrphidae). Entomo Helvetica 14: 67-75
038C87A6FFA82427FF63FF42FCB9D6B7.taxon	description	Cette espèce (Fig. 1 c) n’était jusqu’alors connue que de trois localités en Suisse (base de données info fauna – CSCF) où elle est considérée comme rare (Maibach et al. 1992). Ce syrphe fréquente les petites clairières, principalement au sein de forêts alluviales de bois dur ou de chênaies thermophiles (Speight 2020). Sa larve n’a jamais été décrite et sa ou ses plantes hôtes restent inconnues à ce jour.	fr	Pétremand, Gaël, Fisler, Lisa, C., Martin, D., Speight, Castella, Emmanuel (2021): Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012 et Psilota atra (Loew, 1817) en Suisse et quelques nouvelles mentions genevoises (Diptera: Syrphidae). Entomo Helvetica 14: 67-75
038C87A6FFA82429FF63FAC8FD5DD669.taxon	description	Espèce considérée comme rare en Suisse (Maibach et al. 1992), Sericomyia superbiens a une période de vol trÈs tardive (juillet-octobre). Ce facteur contribue sûrement à la rareté de ses observations, se situant majoritairement en dehors des périodes usuelles d’observation des syrphes (avril-juillet). L’habitat de cette espèce, plus fréquente aux étages montagnard et subalpin, est composé de milieux humides et de forêts où des sources, des ruisseaux ou des cours d’eau sont présents. La larve semble en effet se développer dans la vase contenant des débris organiques, proche de cours d’eau ou de sources (Speight 2020). Son observation au Marais de Pré-Bordon concorde avec ces éléments d’écologie. Sericomyia superbiens est probablement répandue dans d’autres zones humides du canton de Genève où des relevés tardifs devraient être réalisés pour détecter sa présence. Confirmations de la présence récente d’espèces dans le canton de Genève L’inventaire effectué au Bois des Bouchets en 2020 ainsi que des recherches dans les collections du MHNG permettent par ailleurs d’apporter des données récentes pour treize espèces pour lesquelles Speight et al. (2019) n’avaient pas trouvé ou pas mentionné de données genevoises postérieures à 2000. Les données complÈtes des lieux et dates d’observations sont disponibles chez info fauna – CSCF. Bois des Bouchets (2020) Cheilosia aerea Dufour, 1848 Cheilosia flavipes (Panzer, 1798) Cheilosia illustrata (Harris, 1780) Epistrophe grossulariae (Meigen, 1822) Eristalis nemorum (L., 1758) Meliscaeva cinctella (Zetterstedt, 1843) Parasyrphus vittiger (Zetterstedt, 1843) Sericomyia silentis (Harris, 1776) Spilomyia manicata (Rondani, 1865) MHNG (après 2000) Brachyopa insensilis Collin, 1939 Chrysogaster sostitialis (Fallen, 1817) Parasyrphus nigritarsis (Zetterstedt, 1843) Riponnensia splendens (Meigen, 1822)	fr	Pétremand, Gaël, Fisler, Lisa, C., Martin, D., Speight, Castella, Emmanuel (2021): Merodon gallicus Vujić & Radenković, 2012 et Psilota atra (Loew, 1817) en Suisse et quelques nouvelles mentions genevoises (Diptera: Syrphidae). Entomo Helvetica 14: 67-75
